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Huards et bœufs musqués par Pudlo Pudlat, 1985, gravure sur pierre et pochoir, 6/50, Cape Dorset

 

Le bœuf musqué est l’un de sujets favoris de Pudlo Pudlat qui les représente en mouvement, la fourrure bougeant sous l’effet du vent. Dans cette estampe (ci-dessus), deux grand huards et deux bœufs musqués dotés d’andouillers de caribous sur leurs têtes ont été choisis comme sujets. Au vu de ces détails et des rapports d’échelle entre les animaux, il semble s’agir d’un thème en référence au monde des esprits que partagent les êtres humains et non-humains. Les historiens d’art ont pour habitude d’appeler de type de sujet des « scènes de transformations », en lien aux entités spirituelles non-humaines qui ont la faculté de changer d’apparence visuelle et dont l’âme-tarniq peut changer de corps par la pensée (Cf le texte intitulé « chamanisme: le pouvoir le l’angakkuq » publié sur ce blog le 1e février 2014)

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Bœuf musqué par Ooloopie Killiktee, 2013, Serpentine, Cape Dorset

 Des artistes graphiques comme Pudlo Pudlat ou Helen Kalvak,ainsi que des sculpteurs tels que Lucassie Ikkiluak, Ooloopie Killiktee ou Elijah Pitisulak accordent une certaine attention au bœuf  musqué en en faisant un sujet de choix dans leurs œuvres. Le bœuf  musqué (Ovibos moschatus) occupe les territoires arctiques depuis des milliers d’années, ayant survécu à la derrière ère glaciaire. Ce magnifique animal est parfaitement adapté pour affronter les conditions météorologiques de l’Arctique canadien et les Inuit le nomment, en inuktitut,  umingmak qui signifie « le barbu, le poilu ».

Les bœufs  musqués font partie intégrante du mode de vie des Inuit depuis des siècles: cet animal fournit aux familles de la viande en quantité importante, ainsi qu’une fourrure chaude et isolante très utile pour confectionner des vêtements et des accessoires. Le nombre de boeufs musqués subit des fluctuations depuis le siècle dernier, principalement en raison des prédateurs, des hivers rigoureux, en plus d’une chasse intense par les premiers explorateurs. Cependant, leur population actuelle est prospère et augmente, permettant aux résidents locaux de renouer des liens avec des animaux imposants.

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Bœuf musqué par Helen Kalvak, 1970, gravure sur pierre, 15/50, Holman

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Aulajijakka (Ce dont je me souviens) par Kananginak Pootoogook, 2011, gravure sur pierre, Cape Dorset

 

Sourcehttp://www.nunavutmuskox.ca/

Toutes les estampes sont disponibles sur notre site: http://inuitartprints.com/

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