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Cette femme chamane est représentative des œuvres d’Uriash Puqiqnak avec la sculpture d’un grand personnage en pied (debout) en os de baleine, incluant des yeux en ivoire et des dents en andouiller de caribou. Le visage de la femme montre une bouche ouverte souriante dont les dents sont espacées, avec des yeux grands ouverts et de larges narines. Le personnage porte les symboles féminins inuit traditionnels : le ulu (couteau féminin hémicirculaire utilisé pour couper la viande et les peaux) et l’amauti (vêtement féminin traditionnel permettant le transport d’un bébé dans le capuchon)

Bien que ce personnage ait été identifié par l’artiste comme étant une femme chamane, aucun des symboles généralement associés aux chamanes n’apparaît, dans le sens où les chamanes sont souvent représentés dansants et/ou jouant du tambour. Il s’agit ici d’une femme debout avec un ulu à la main, même s’il semblerait qu’elle soit en train de parler ou de chanter puisque nous voyons sa langue dans sa bouche. Peut-être n’est-elle «qu’une» femme âgée qui chante, avec un ulu à la main comme pour couper quelque chose. Mais elle est certainement un personnage très expressif qui dégage une forte énergie.

Uriash Puqiqnak est considéré comme un leader en tant qu’artiste, mais aussi en tant que premier politicien inuit du Canada, au niveau territorial et municipal. Il fut le maire de la communauté d’Uqsuttuq (Gjoa Haven) au Nunavut et membre de la législature du Nunavut de 1999 à 2004. Il fut reçut l’Ordre du Canada en 2005. Bien qu’il ait quitté la politique, Uriash Puqiqnak reste impliqué dans les activités de sa communauté. Il est actuellement membre du Nunavut Tourisme Board et siège à la direction du comité d’Histoire de Parcs Canada.

Uriash Puqiqnak commença à sculpter en 1977, après qu’il ait vendu sa première sculpture deux années auparavant. Ses sujets privilégiés relèvent de la vie quotidienne, en lien avec ses souvenirs et ses propres expériences quand il était plus jeune. Il apprécie représenter des femmes avec leur enfant dans leur amauti (vêtement féminin traditionnel), des chasseurs avec leur gibier, des enfants qui jouent, des rituels chamaniques, etc. Comme d’autres artistes de cette région, son style artistique se distingue de celui des artistes de l’île de Baffin avec des visages très expressifs combinant divers matériaux.

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